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Un étudiant chinois tue une femme a l'université de Perpignan
SOURCE. RMC INFO
Le 13/01/2010 à 18h56 GMT
Un étudiant chinois a tué une personne et en a blessé trois autres à coups de couteau mercredi à l'université Via
Domitia de Perpignan (Pyrénées-Orientales) avant d'être maîtrisé et arrêté, a déclaré le procureur Jean-Pierre Dréno.
En milieu de matinée, ce jeune homme de 26 ans a frappé avec un couteau de 40 cm, à la poitrine et à la gorge, une
secrétaire qui est décédée, avant de blesser deux enseignants et un étudiant qui s'interposaient, a-t-il précisé.
Il a été finalement maîtrisé et transféré dans les locaux de la police judiciaire, où il a été placé en garde à vue
en fin de matinée. Ses motivations ne sont pas encore connues.
"Nous avons demandé qu'un expert-psychiatre examine cet étudiant afin de déterminer si ses propos sont délirants ou
cohérents" a déclaré mercredi soir à Reuters Jean-Pierre Dréno.
"Une information judiciaire sera probablement ouverte demain jeudi mais pour l'instant, il faut laisser le temps de
travailler aux enquêteurs de la Police Judiciaire qui ont été chargés de l'enquête" a ajouté le magistrat.
Selon lui, cet étudiant en deuxième année de sociologie connaissait la fille de sa victime et avait déjà fait
preuve d'un comportement agressif envers d'autres élèves.
"Au moment des faits, il semblait pris d'une crise de démence, a dit Jean-Pierre Dréno, qui a confirmé que cet
homme avait été hospitalisé durant une semaine dans un service psychiatrique de la ville en novembre dernier.
Arrivé en France en 2005, cet étudiant, dont l'identité n'a pas été révélée, est originaire de la ville de
Shenyang, dans l'Etat de Liaoning, au nord-est de la Chine.
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s'est rendue mercredi après midi au chevet des trois
blessés.
"Je veux comprendre pourquoi ce jeune homme, qui avait été hospitalisé en psychiatrie, était dans l'université. Il
faut un suivi de ce drame", a-t-elle souligné.
Nicolas Sarkozy a exprimé dans un communiqué son émotion et sa "solidarité et tout son soutien à l'ensemble de la
communauté universitaire de cet établissement".
Ce drame intervient au cœur d'un nouveau débat sur la lutte contre la violence à l'école, après la mort d'un élève
de 18 ans vendredi dernier dans un lycée du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).
Nicolas Fichot avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Yves Clarisse
Le personnel et les étudiants de la fac de Perpignan sont effondrés.
La cellule psychologique qui a été mise en place le jour même était nécessaire. Mais les effets de ce traumatisme ne se feront ressentir
véritablement que dans quelques jours. Le retour à la sérénité de l’esprit se fera attendre…
Hier je discutais avec un membre administratif que nous appellerons Valérie. Elle connaissait Sylvie la victime ainsi que sa fille,
persécutée par l’étudiant meurtrier.
Encore sous le choc elle m’a raconté sa terrible journée : le sang du professeur héroïque, les pleurs, les questions, l’invasion
médiatique, les pompiers, la PJ… les larmes encore… sa peine immense pour la famille de la victime… son sentiment de révolte face à cette folie criminelle.
Elle a été aux premières loges de cette tragédie et elle a peur. Peur de la folie des Hommes, peur que la destinée l’entraîne elle ou un des
siens vers un chemin aussi injuste et fatal. « J’avais l’impression de vivre un cauchemar, mais il fallait faire face », m’a t-elle confié.
Je souhaitais pour finir m’adresser à la famille de la défunte… mais je ne trouve aucun mot qui pourrait ne serait –ce que l’espace de
quelques secondes atténuer leur souffrance…
…
Deborah
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