Mercredi 23 mai 2007
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La beauté au naturel.
D’après le com de Bernie que je remercie chaleureusement pour toutes ces précieuses informations.
http://scribe2044.over-blog.fr/
Le tatouage, un rite ancien : depuis des millénaires, au Maghreb, on tatoue les mains et les pieds des femmes pour leur mariage. On utilisait déjà cette technique il y a 40 000 ans ! Elle est arrivée en Europe à la fin du XVIIème siècle. Le mot débarque en France au XVIIIème siècle, grâce au récit du navigateur James Cook.
Henné :
En arabe, le mot hinna décrit à la fois l'arbuste originaire d'Arabie et l'art du henné. La poudre colorante tirée de ses feuilles séchées soigne, embellit et teinte les cheveux. Le henné est employé depuis la plus haute antiquité. Les Hébreux ont été les premiers à l'utiliser en esthétique. Les Égyptiens, quant à eux, coloraient au henné les ongles et les cheveux des momies. Dans les pays du Maghreb, il sert au tatouage de la paume des mains et de la plante des pieds. Les femmes l'appellent également feuille de paradis, car chaque dessin contient un message d'amour et de plaisir.
Kôhl :
Le mot arabe kuhl désigne l'antimoine. Le khôl est en effet élaboré à partir de ce minéral métallisé extrait des roches montagneuses d'Arabie. C'est le maquillage par excellence de la femme orientale dont les yeux ourlés de noir sont le premier atout de séduction. Cette poudre très fine est obtenue en broyant de l'antimoine auquel on ajoute du safran, des clous de girofle ou du bois de rose aux vertus médicinales. Car, outre son usage cosmétique, les femmes l'utilisent comme collyre pour prévenir les infections oculaires.
Lofa :
Ce mot, à l'origine obscure, a de nombreuses variantes orthographiques : loofah, loofa, loufa, lifal ou lioffé. Au hammam, cette fibre végétale sert d’éponge. Elle est obtenue après le séchage d'un concombre ou d'une courge exotique. De la famille des cucurbitacées, ce légume pousse au Moyen-Orient et au Maghreb. Constitué de fibres douces, le lofa est idéal pour effectuer un peeling ultraléger.
Hammam :
Appelé aussi bain turc, son nom vient de l’arabe hammâm qui veut dire bain chaud. C'est vers le VIIème siècle que les musulmans, inspirés par thermes gréco-romains, créent leurs bains de chaleur humide. A cette époque, ce sont des lieux de purification et de spiritualité exclusivement réservés aux hommes. Avec l'expansion arabe, les hammams se multiplient dans le bassin méditerranéen et accueillent les femmes. La température y affiche entre 30et 65 degrés, apportant détente et bien-être. Aujourd'hui, on le surnomme aussi le médecin muet pour ses vertus anti-stress.
Rhassoul :
Cette argile d’origine volcanique, qui provient d'un gisement situé dans les montagnes du Moyen Atlas au Maroc, doit sans doute son nom à ses vertus astringentes et nettoyantes. Ce mot signifie en effet matière qui lave. Il peut absorber vingt fois son volume en liquide. Utilisé depuis plusieurs millénaires au Maroc, il sert à nettoyer les cheveux avec une grande efficacité en absorbant leurs impuretés.
Karité :
Né au début du XXème siècle, ce mot, qui signifie arbre à beurre, vient d'une langue d'une ethnie sénégalaise. Quant à son nom scientifique, butyro-spermum parkii, il a été donné en l'honneur du voyageur britannique Mungo Park (1771-1806) qui fut le premier à remonter le fleuve Niger jusqu'en Gambie. En Afrique, l'arbre à karité est toujours considéré par les habitants comme un végétal sacré que l'on doit respecter et ne jamais détruire. On dit même que la malchance frapperait celui qui oserait le couper. Ses amandes sont broyées par les femmes qui en tirent le beurre de karité. D'où son surnom : or des femmes. Utilisé depuis toujours par les Africaines, il possède de nombreuses vertus cosmétiques. Il hydrate, adoucit et protège la peau et les cheveux grâce à sa composition riche en acides gras essentiels et en vitamines.
Savon d'Alep :
Inventé il y a quelque 4 000 ans, il est sans doute le plus vieux savon du monde. Il tire son nom de la ville d'Alep, en Mésopotamie, au nord ouest de l'actuelle Syrie. Au retour des Croisés en Occident, ce savon s'est répandu dans le bassin méditerranéen, et notamment à Marseille dont le célèbre savon s'en inspire. Composé d'huile d'olive et de baies de laurier, il est utilisé au hammam pour nettoyer le corps après le gommage.
Pierre d'alun :
Du latin alumen XIIème siècle, dont l'origine reste obscure, le mot alun désigne la substance minérale utilisée en teinturerie et en pharmacopée. En arabe, il se dit cheb. La pierre d'alun est un déodorant minéral et 100 % naturel. Ses propriétés adoucissantes, cicatrisantes et anti-transpirantes étaient déjà très appréciées en Égypte ancienne. Aujourd'hui, elle est utilisée pour réguler la transpiration, et pour stopper les bactéries responsables de la formation des mauvaises odeurs. On l'applique sur une peau humide, sur tout le corps, notamment les aisselles, les pieds... Les Orientaux l'utilisent aussi pour apaiser le feu du rasoir et calmer les petites irritations.
Huile d'argan :
Elle est produite à partir de l'arganier, un arbre séculaire de la région d'Essaouira, à l'ouest du Maroc. Ce dernier est surnommé argân en berbère mais aussi olivier du Maroc car son fruit, l'argane, ressemble à une olive. Les chèvres n'hésitent pas à grimper aux branches pour se rassasier de ces fruits dont la pulpe est nourrissante, puis elles en rejettent les noyaux. Ceux-ci sont ensuite récupérés par les habitants car ils renferment des amandes dont on extrait une huile orangée très parfumée. Depuis plus de mille ans, les femmes berbères s'enduisent le visage, le corps et les mains de cette huile pour se protéger des morsures du vent, du soleil et du sable.
Bernie qui a publié sur les blogs, en mai 2005, ce billet
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