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Italie
Les plus célèbres « Berlusconneries »
La rédaction - RMC.fr, le 27/01/2009
Dernière sortie en date de Silvio Berlusconi sur le viol et les femmes italiennes. Entre humour lourd et dérapage politico–culturel, le chef du gouvernement
italien est un habitué du genre.
Silvio Berlusconi, le chef du gouvernement italien collectionne les écarts de langage. Le « Cavaliere », comme le surnomment les italiens, tire souvent tous azimuts, histoire de ne pas faire de
jaloux. Les femmes, les noirs, les musulmans, la gauche, les Chinois et les Allemands ont déjà fait les frais de ses formules limites et de son humour mal placé. Florilège des pires sorties
publiques de Berlusconi :
Janvier 2009 : le viol et les belles italiennes
Le chef du gouvernement italien, a estimé qu'empêcher les viols en Italie était une mission impossible, « même dans un Etat policier ». Et de poursuivre : «Il faudrait tellement de soldats. Il y a
tellement de belles filles italiennes que cela ne sera jamais possible ! ».
Novembre 2008 : son avis sur Obama
Interrogé par la presse, jeudi 6 novembre à Moscou, sur la manière dont Barack Obama s'entendrait avec son homologue russe, Dimitri Medvedev, M. Berlusconi a évoqué - avec un grand sourire - le
nouveau président américain « jeune, beau et bronzé ».
Mars 2008 : la précarité et les femmes
Lors d'une émission télévisée, le chef de la droite est interrogé par une étudiante de 24 ans qui lui a demandé ses solutions pour qu'elle sorte de la précarité. Sa réponse : « En tant que père de
famille, le conseil que je vous donne est de trouver quelqu'un comme le fils de Berlusconi ou qui n'ait pas de problèmes d'argent. Avec votre sourire, vous pouvez vous le permettre. Le mieux serait
de vous trouver un millionnaire ».
Avril 2006 : les couillons de gauche
Au lendemain du second débat télévisé face au leader de la gauche Romano Prodi, débat pendant lequel les insultes ont fusé, Berlusconi s'adresse à ses adversaires politiques en ces termes « J'ai
trop d'estime pour l'intelligence des italiens pour penser qu'ils sont suffisamment couillons pour voter contre leurs propres intérêts (ndlr : sous-entendu à gauche). »
Mars 2006 : relations diplomatiques avec la Chine
Pendant la campagne des élections législatives, pour dénoncer la présence de communistes dans la coalition de gauche, le chef de la droite italienne sort l'artillerie lourde : « On m'accuse d'avoir
dit que les communistes mangeaient les enfants », a-t-il lancé dans une réunion électorale, « Mais lisez "Le livre noir du communisme" et vous découvrirez que dans la Chine de Mao, ils ne
mangeaient pas les enfants, mais les faisaient bouillir pour fertiliser les champs. »
Juillet 2003 : L'axe italo-germanique revisité
Le chef du gouvernement italien, désigné président de l'Union européenne pour 6 mois, a provoqué l'indignation en apostrophant un député social-démocrate qui venait de le critiquer. En Italie,
a-t-il répondu à Martin Schulz « un producteur est en train de faire un film sur les camps de concentration nazis », avant d'ajouter à l'adresse du député : « Je vous proposerai comme Kapo. »
Septembre 2001 : charge anti-musulmans
Peu après les attentats du 11 septembre, Berlusconi n'apaise guère les esprits en déclarant : « Nous devons être conscients de la supériorité de notre civilisation, un système qui a garanti le
bien-être, le respect des droits de l'Homme et - au contraire des pays musulmans - le respect des droits religieux et politiques ». Est-ce alors pour donner plus de portée ses propos, au mariage du
fils du Premier ministre turc, qu'il fait un baisemain à la future épouse musulmane... couverte du voile traditionnel ?
Par Deborah66
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Le journal italien Corriere Della Sera tord le cou à la propagande du Hamas, conteste le bilan à Gaza.
Par tnr le 23 janvier 2009
Nous avons traduit l’article de Lorenzo Cremonesi dont le rapport est basé sur des visites dans les hôpitaux de Gaza et sur des
interviews avec des familles de blessés.
“Incertitude sur le nombre des victimes à Gaza, elles seraient 600 et non pas 1300 .”
«C’est ainsi que les hommes du Hamas faisaient en sorte que nous, nous soyons les cibles»
Gaza - « Allez-vous-en, allez-vous-en d’ici ! Vous voulez que les Israéliens nous tuent tous ? Vous voulez voir nos enfants mourir sous les bombes ? Emportez vos armes et vos missiles !
»
C’est ce que criaient aux miliciens du Hamas et à leurs alliés du Djihad Islamique bon nombre des habitants de Gaza. Les plus courageux d’entre eux avaient fermé les portes d’accès
aux cours intérieures et avaient cloué des planches aux portes des immeubles et bloqué en toute hâte les escaliers menant aux toits les plus hauts.
Mais à tout le moins, les membres de la guerrilla n’écoutaient personne. « Traîtres! Collabos d’Israël ! Espions du Fatah! Lâches! Les soldats de la Guerre Sainte vous puniront et vous crèverez
comme nous de toute façon. En combattant les juifs sionistes nous sommes tous destinés à aller au Paradis, vous n’êtes pas contents de mourir avec nous ? »
Et en hurlant ainsi, furieux, ils abattaient les portes et cassaient les fenêtres pour aller se cacher aux derniers étages ou dans les jardins et qu’ils utilisaient les ambulances ou se
barricadaient près des hôpitaux, des écoles ou des édifices de l’Onu.
Dans les cas extrêmes ils tiraient contre ceux qui cherchaient à leur bloquer le chemin afin de mettre à l’abri leur famille et ils allaient même jusqu’à les battre sauvagement.
« Les miliciens du Hamas, le plus souvent de jeunes garçons de 16 ou 17 ans armés de mitraillettes, cherchaient expressément à provoquer les Israéliens. Ils ne pouvaient rien faire contre les tanks
et les avions, ils savaient qu’ils étaient beaucoup plus faibles qu’eux mais ils voulaient que nos maisons soient prises comme cibles pour pouvoir ensuite
accuser l’ennemi de crimes de guerre. » C’est ce que soutient Abu Issa, 42 ans, habitant du quartier Tel Awa.
« Pratiquement tous les immeubles les plus élevés de Gaza comme le Dogmoush, l’Andalou, le Jawarah, le Siussi et beaucoup d’autres avaient sur leur toit des rampes de lancement de missiles ou
des postes d’observation du Hamas. Ils en avaient installés aussi tout près du grand dépôt de l’Onu, celui qui a été détruit par les flammes. Et c’est la même chose en ce qui concerne les
villages sur la ligne de frontière qui furent ensuite dévastés par la furie punitive insensée des sionistes » lui répond en écho sa cousine, Um Abdallah, âgée de 48 ans. Ils n’utilisent que leur
surnoms de famille mais ils fournissent des détails bien circonstanciés. Il a été d’ailleurs difficile d’obtenir ces témoignages, généralement, ici, c’est la peur du Hamas qui triomphe et ce
sont les tabous idéologiques, alimentés par un siècle de guerre contre l’ennemi sioniste, qui dominent.
Celui qui raconte une version différente de la fable imposée par la “muhamawa” ( la résistance ) est automatiquement un “amil”, un collabo et risque sa
vie.
Mais la récente lutte fratricide entre le Hamas et l’Olp vient à notre aide. Si Israël et l’Égypte avaient permis plus tôt l’entrée aux journalistes étrangers tout aurait été plus facile.
Les journalistes locaux sont en effet souvent menacés par le Hamas.
« Ce n’est pas un fait nouveau, au Moyen Orient, dans les sociétés arabes, il n’y a jamais eu de tradition culturelle des Droits de l’Homme. Sous le régime d’Arafat il était fréquent que la
presse soit persécutée et censurée. Avec le Hamas la situation est pire» affirme Eyad Sarraj, psychiatre renommé de Gaza City.
Et une autre donnée devient de plus en plus évidente en visitant les cliniques, les hôpitaux et les familles qui furent victimes des tirs israéliens : en vérité, leur nombre semble beaucoup plus
réduit que les 1 300 morts et les plus de 5 000 blessés rapportés par les hommes du Hamas et diffusés par le personnel officiel de l’Onu et de la Croix-Rouge locale.
« Le nombre des morts pourrait ne pas dépasser 500 ou 600, et pour la plupart des jeunes garçons entre 17 et 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas et qu’on a envoyé
littéralement se faire massacrer. » c’est ce que nous dit un médecin de l’hôpital de Shifah qui ne veut absolument pas être identifié, il en va de sa vie.
Mais ces chiffres sont aussi confirmés par les journalistes locaux :
« Nous l’avons déjà fait remarquer aux chefs du Hamas. Pourquoi insistent-ils à gonfler le nombre des victimes? Il est tout aussi étrange, d’autre part, que les organisations non
gouvernementales, même celles des pays occidentaux, les rapportent sans les vérifier. À la fin la vérité pourrait se savoir et ce pourrait être comme à Djénine en 2002 : au début on avait parlé
de 1500 victimes et finalement on a su qu’il n’y avait eu que 54 morts dont au moins 45 terroristes morts au combat. »
Comment en est-on arrivé à ces chiffres?
« Prenons le cas du massacre de la famille Al Samoun du quartier Zeitun. Quand les bombes ont frappé leur habitation, on a rapporté qu’il y avait eu 31 morts. Et c’est ainsi qu’ils ont été
enregistrés par les fonctionnaires du Ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas. Mais par la suite quand les corps ont été effectivement
récupérés, leur nombre total a doublé et est passé à 62, c’est ce chiffre qui s’est retrouvé sur le bilan total des victimes » comme nous explique Masoda Al Samoun, âgée de 24 ans (...)
Il suffit de visiter quelques hôpitaux pour comprendre que les chiffres ne sont pas exacts.
Beaucoup de lits sont libres à l’Hôpital Européen de Rafah, celui qui devrait être le plus impliqué dans la prise en charge des victimes de la “guerre des tunnels” israélienne. On peut dire la même
chose dans le cas de l’hôpital “Nasser” de Khan Yunis. Quant à l’hôpital privé Al-Amal, seulement 5 lits sur les 150 disponibles sont occupés.
A Gaza City on a évacué l’hôpital Wafa, construit grâce aux “donations caritatives islamiques” de l’Arabie Saoudite, du Qatar et d’autres pays du Golfe. Bombardé par Israël à la fin
décembre, cet institut médical était plutôt reconnu comme étant une place forte du Hamas et ses combattants blessés y furent hospitalisés lors de la guerre civile de 2007 contre le Fatah.
Les autres par contre étant soignés à l’hôpital Al Quds, bombardé à son tour au milieu de la deuxième semaine de janvier.
Magah al Rachmah, 25 ans, qui habite à quelques dizaines de mètres des quatre grands édifices de ce complexe des Services de Santé, maintenant gravement endommagé, nous renseigne: « Les hommes du
Hamas s’étaient réfugiés principalement dans l’immeuble qui abrite les bureaux administratifs du “Al Qods”. Ils utilisaient les ambulances et avaient contraint les ambulanciers et les infirmiers
à enlever leurs uniformes des personnels paramédicaux de façon à pouvoir se confondre mieux avec eux et à pouvoir ainsi échapper au tir des snipers israéliens. »
Et tout ceci a aussi réduit de façon significative le nombre de lits disponibles dans les institutions sanitaires de Gaza.
Même le Shifah, le plus grand hôpital de la ville, est bien loin d’afficher le “tout complet”, par contre, en terme de densité, le taux d’occupation de ses souterrains semble avoir été très
élevé. « Le Hamas y avait installé sa prison secrète avec cellules d’urgence et salle d’interrogatoire, pour y détenir les prisonniers du Fatah et ceux du Front de la Gauche Laïque qu’on
avait évacué de la prison de Saraja. » selon ce que nous disent les militants du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine.
On a assisté à une guerre dans la guerre, le Fatah contre le Hamas. Les organisations humanitaires locales, la plupart contrôlées par l’OLP, nous parlent de dizaines d’exécutions, de
cas de torture, d’enlèvements perpétrés par le Hamas au cours des trois dernières semaines.
Un des cas les plus connu est celui de Achmad Shakhura, 47 ans, de Khan Yunis, son frère Khaled est le bras droit de Mohammed Dahlan, ex-chef des services de sécurité de Yasser Arafat et
maintenant en exil. Après avoir été kidnappé, sur ordre du chef de la police secrète locale du Hamas, Abu Abdallah al Kidra, Achmad Shakhura a été torturé et il aurait eu l’oeil gauche arraché
pour être finalement assassiné le 15 janvier.
Source : Corriere della Sera traduction Bivouac-id.
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COMMUNIQUÉ D'AVOCAT SANS FRONTIÈRES
Du 21 janvier 2009
En suite de son communiqué en date du 13 janvier 2009, l'Association Avocat Sans Frontières tient à préciser ci-après, les cinq griefs légaux qui seront
utilisés auprès du Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, à l'encontre des dirigeants politiques et militaires du mouvement Hamas, coupables de crimes de guerre :
- viser délibérément la population civile israélienne ;
- tirer des missiles et des obus à partir de zones civiles (écoles, hôpitaux…) ;
- utiliser des symboles humanitaires tels que des ambulances pour tenter de jouir de l'impunité ;
- recruter, former des enfants à la guerre, les utiliser comme boucliers humains ;
- appeler publiquement au génocide ou à l'assassinat pour des raisons religieuses ou raciales (charte du Hamas).
Une requête à Monsieur le Président de la République française va être déposée par Avocats Sans Frontières, soutenue par d'autres O.N.G. aux fins de voir le Chef de l'État français saisir
Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, conformément à ses prérogatives.
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