

L'histoire du peuple juif se perd dans la nuit des temps. Il a existé, dans l'Antiquité, un royaume d'Israël puissant (vers 900 av JC sous les règnes des rois Salomon et David), puis les Juifs sont devenus, comme tous les petits peuples du Moyen Orient, des vassaux plus ou moins opprimés des Babyloniens, des Assyriens, des perses et des Romains.
C'est à l'époque romaine que se produit la grande diaspora (dispersion) juive vers l'Afrique du Nord musulmane et vers l'Europe chrétienne. Dans cette Europe, les Juifs ont été longtemps persécutés pour des raisons religieuses (les chrétiens les tiennent pour responsables de la mort de Jésus).
L'antisémitisme prit une dimension criminelle dans l'Allemagne nazie : Hitler et ses acolytes avaient à leur programme l'extermination physique de tous les Juifs. Ils remplirent une partie du programme, puisque 6 millions de Juifs périrent dans les « camps de la mort » nazis entre 1939 et 1945.
Après la seconde Guerre mondiale, les puissances étaient tombées d'accord sur la nécessité de créer enfin un État Juif, idée qui avait été lancée à la fin du XIXème siècle par un écrivain hongrois, Theodore Herzl (1840-1904) créateur du sionisme (de Sion, une des collines dominant Jérusalem).
Dès 1920, les Juifs sionistes émigrent en Palestine (alors une terre arabe sous contrôle britannique) et en 1948, malgré l'opposition des états arabes, l'état indépendant d'Israël est proclamé à Tel-Aviv, le 14 mai 1948, par David Ben Gourion.
Sources : extrait d'un texte de Roger Caratini
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