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COMMENTAIRES

Samedi 4 août 2007

Meetic.fr : interview de Giovanna.

 

 

 Giovanna, c’est ton pseudo. Comment l’as-tu choisi ?

Euh…ben j’aime bien l’Italie…

 Depuis combien de temps es-tu inscrite sur meetic?

Mai 2007… 23 mai 2007. J’espère que meetic ne va pas me virer avec ce que je vais dire !!(rires)

 Comment es-tu parvenue à cette inscription ? Y a t-il eu un élément déclencheur ?

Euh… ben oui, parce que je sortais plus et par rapport à mon âge où tu rencontres plus les mêmes gens…

La curiosité aussi, puisque c’est un mode moderne pour rencontrer des gens ; c’est un moyen de communication de nos jours, à mon grand désespoir ! Je préfèrerais me faire draguer en voiture  (rires)!!

 Que cherches-tu sur meetic ? L’amour ou la bagatelle ?!

Ben l’amour !

 Depuis ton inscription, combien de personnes ont « flashé » pour toi ?

J’arrondis  (sourire malicieux)?!! Je dirais 520 et je dois avoir 2000 consultations !

 Et ça fait plaisir de savoir que des hommes ont succombé à ton charme derrière leur ordinateur ?

Non, je préférerais dans la rue (sourire)!... Mais oui, parce que mon annonce est claire et y- a pas d’ambigüités, c’est moi quoi ! Elle est honnête ! C’est important l’annonce… elle décrit mes attentes…

 Combien d’hommes as-tu rencontrés ?

Un…

 Es tu tombée amoureuse ?

Non, pas amoureuse…j’avais une attirance… et puis il fallait que j’aille au rendez-vous sinon j’aurais jamais été aux autres... Je voulais me prouver quelque chose.

 Qu’est ce que tu voulais te prouver

… Sur ma timidité qui est existante quelque part… aller jusqu’au bout du truc… me dire j’ai chatté, j’ai écrit des emails… je ne pouvais pas ne pas aller à la rencontre puisque s’était mon but quelque part !

 Voudrais-tu nous résumer ton histoire ?

Putain !!... (silence)

Une attirance mutuelle… je l’ai sentie ! Qui c’était bien passée et puis… et puis il a déclenché tout un système de textos et d’appels pour amorcer (rires). Il était flatteur, il m’a écrit une quinzaine de poèmes… et le vendredi soir deux jours après, on s’est rencontrés pour un diner et on est allés au ciné… il m’a raccompagnée sans aucune arrière pensée et les jours suivants, il m’appelait 3 ou 4 fois par jour. Il me faisait des déclarations… ben je sais pas c’était comme un coup de foudre pour lui et puis tu mords à l’hameçon…Il faisait des projets d’avenir au premier rendez vous : sport, vacances…

 Donc tu l’as cru sincère ?

Ah ouais !

 Et à partir de quel moment as-tu douté de lui?

Quand je me suis aperçue qu’il avait flashé sur d’autres filles la veille d’un nouveau rendez vous ! Lui disait que c’était un jeu et que je ne comprenais rien à meetic. Moi je ne pouvais plus flasher sur un autre après notre rencontre.

 Penses-tu encore que l’on peut rencontrer le grand amour sur meetic ?

… moi j’y crois parce que j’ai vu des choses positives autour de moi… tout en pensant que les sites de rencontres peuvent être un système de drague.

 A ton avis, quels sont les atouts de meetic ?

Les atouts ???... d’avoir un catalogue bien rempli !! Un choix sur catalogue (rires)!! … ce qui me dérange !! Mais c’est ça en fin de compte !!On consulte, et hop !!...

 Quelles sont les limites de meetic ? Les points négatifs.

On y trouve des hommes mariés…ça me choque, même si chacun fait ce qu’il veut… il y aussi des femmes parait t-il… les questionnaires pas tous remplis, au niveau de leur profession ; les photos… pas toutes récentes.

Il faut aller jusqu’au bout et affronter le jeu…

 Donc pour toi c’est un jeu meetic?

C’est un jeu et un système de drague…un fonctionnement de drague.

 Qui pourrait déboucher sur une rencontre à ton avis ?

Moi j’y crois bien sûr…on peut se faire prendre  au piège et tomber amoureux !! On est des humains quand même !!(sourire)

 As-tu été en contact avec des farfelus ?

Euh… alors des déséquilibrés ! Des barjots, oui… !! ou des gens qui se livrent trop au début des chats, des hommes qui n’ont pas de fierté … moi les histoires de pognon, je m’en fouts !!...et puis des mecs qui pensent au sexe sans te connaître…

Tu m’interrogeras quand je serais sur le point de me marier !! (rires)

 Recommanderais-tu meetic à une amie ?

… oui, mais avec prudence, en ciblant les choses !...

 Si meetic n’existait pas comment envisagerais-tu de rencontrer un homme ?

Ben, le destin…

 Comment forcerais-tu le destin ?

(silence)… j’en sais rien…

En conclusion, j’aimerais quand même qu’on dise qu’il y a des manipulateurs, des menteurs sur meetic.. Je crois qu’il peut y avoir un concours entre copains… ils sont dans la séduction… certains ont un gros problème, ils sont déséquilibrés, d’ailleurs ils devraient consulter… ! Et ils se cachent derrière un ordinateur, sans aller jusqu’au bout.

 Ils doivent se donner un laps de temps pour chasser, attraper leur proie et passer au gibier suivant !!

Je pense quand même qu’il y a des gens sérieux… on m’a dit que j’étais trop méfiante et suspicieuse…

Mais sachez mesdames que si nous sommes méfiantes, et sincères, un site de rencontres peut être fiable !!

Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
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Mardi 13 février 2007

Monsieur V. est un octogénaire aussi actif que sa santé le lui permet. Dynamique, souriant, nous pourrions même dire qu’il paraît beaucoup plus en forme qu’il ne l’est en réalité. Mais il ne se plaint pas. Jamais. Vif, cultivé, Monsieur V. a suivi les cours de la célèbre école Centrale. Il a accepté de partager avec nous son expérience.

 

 


Deborah : Monsieur V. dans quelles conditions avez-vous intégré l’école Centrale ?

 

Monsieur V. : Mon entrée dans cette école se situe avant la guerre 39-40. Ayant passé mon Bac assez tôt (j’avais 16 ans et demi) et étant intéressé par les maths et assez bon dans cette matière, c’est mon père qui, comme bien des parents dont les enfants ne manifestent pas de dons particuliers, a fait des recherches afin de trouver des conseillers pour m’orienter après le Bac.

 

Nous habitions à Paris. Ces recherches l’ont entre autre dirigé sur le lycée Louis le Grand spécialisé dans la préparation aux grandes écoles. L’entretien de mon père avec le proviseur a été décisif. J’ai donc été inscrit à Louis le Grand qui prépare à plusieurs écoles dont Centrale, qui a été choisie, mais le choix n’est pas tout.

 

 

Deborah : Une fois la préparation terminée que s’est-il passé ?

 

Monsieur V. : A l’issue de la préparation obligatoire il y le concours qui débouche éventuellement sur « admissible » et par la suite il faut attendre « admis » compte tenu des notes obtenues et du nombre d’élèves à admettre par année. Certains élèves en prépa comme on dit en langage étudiant, passent des examens pour 2 ou 3 écoles différentes et peuvent ainsi choisir s’ils sont reçus, ou au moins, il y en aura une de bonne. Étant assez jeune au départ, j’ai fait 3 années à Louis le Grand, 2 ans étant la norme.

 

 

Deborah : Comment définiriez-vous l’école Centrale ?

 

Monsieur V. : École Centrale, ça signifie : école centrale des Arts et Manufactures, qui a été créée dans la moitié du 19ème siècle, quand démarraient les grandes découvertes scientifiques et industrielles. Elle était privée au départ, mais quelques années plus tard elle a été remise au secteur public donc à l’État. C’est celle de Paris qui a été la première : ceux qui en sortent peuvent s’intituler « ingénieur E.C.P ». mais en langage étudiant on dit aussi « piston » (parce que c’est le piston qui fait marcher la machine, ce sont les étudiants qui ont trouvé cela). Comme on dit, les ‘x’ pour les polytechniciens ou « gars dzar » pour les Arts et Métiers ou normal sup ou Science PO etc.

 

 

Deborah : L’école Centrale est-elle unique ?

 

Non, en fait, il y a 5 écoles Centrale en France avec Lyon, Lille, Nantes et tout nouvellement admis en 2006 Marseille

 

 

Deborah : Les femmes sont-elles nombreuses ?

 

Il y a de plus en plus de femmes ingénieurs. A mon époque, il y avait 2 filles dans ma promotion.

 

 

Deborah : Les classes sont-elles cosmopolites ?

 

A l’époque, il y avait  plusieurs étudiants étrangers dont 1 tunisien, 1 turc dans ma « thurne » (salle d’études).

 

 

Deborah : Comment étaient répartis les cours.

 

Pour les cours il y avait 4 options : métallurgistes, mécaniciens, constructeurs, et chimistes ; j’étais dans l’option chimiste.

 

A l’intérieur de ces options, il y avait des spécialités concernant le textile, la brasserie, la sucrerie, la cimenterie. J’ai commencé ma carrière dans l’industrie sucrière et je suis de la promotion 41, j’aurais dû être de la 40 mais cette année-là, c’était la guerre et ma promotion a été débaptisée ; les élèves étaient mobilisés, quelques uns n’en sont pas revenus et certains ont été faits prisonniers et ont donc terminé beaucoup plus tard. J’ai pu m’échapper avant le départ en Allemagne.

 

 

Mon emploi en sucrerie était à Paris chez Lébaudy Sommier et ensuite au Comité d’Organisation de la Sucrerie, c’était pendant l’occupation allemande, il fallait organiser entre autre, ce qui restait pour la consommation des français, particuliers comme industries ayant besoin de sucre et ce après que la promotion allemande ait été faite, tant pour les troupes que pour la population en Allemagne. Ensuite je me suis spécialisé dans les questions d’organisation du travail soit directement en usine soit dans les organismes spécialisés offrant leurs services aux industriels n’ayant pas  un ingénieur de sécurité à demeure, mon dernier emploi était à Lille ensuite on a piqué plein sud pour la retraite !!

 

 

Deborah : Vous pensez que l’enseignement à Centrale a changé ?

 

Inutile de dire que l’aperçu des études que je viens de signaler est maintenant obsolète vraisemblablement, je ne saurais dire ce qu’étudient présentement les élèves ingénieurs, ils tapent sans doute sur les touches et manipulent une souris…

 

 

Deborah : Quels sont les centraliens que vous retenez ?

 

Le plus connu de tous est Gustave Eiffel qui édifia la tour Eiffel pour l’exposition universelle de 1889, à qui on doit aussi le viaduc de Garabit dans le Cantal long de 564 m, pont-rail, (pas voitures), le pont sur le Douro à Porto (Portugal). Il mit également au point l’ossature de la statue de la Liberté à New-York. Il y a eu aussi Boris Vian (1920-1959) mathématicien et en même temps trompettiste, parolier et même écrivain, qui a intégré le Hot Club de France fondé en 1934 par Stéphane Grapelli, violoniste virtuose de jazz et Django Reinhart guitariste virtuose.

 

A l’époque, un chanteur qui a eu son moment de gloire, il y a une trentaine d’années mais qui vit plutôt en Polynésie maintenant, c’est Antoine, que l’on voit de temps en temps à la télé dans une publicité pour des lunettes (Atoll !!! les opticiens !!) qui a laissé tomber la chanson depuis pas mal d’années, il faut sans doute un peu de publicité pour regarnir le gousset !

 

J’allais oublier de parler de la Société Eiffage qui travaillait sur le viaduc de Millau et qui est une entreprise de travaux publiques fondée par des descendants de Gustave Eiffel et tout près de nous, pendant la construction du gros œuvre de la balnéothérapie pas encore terminée sur le site de Parc-Roussillon, j’ai vu une grande affiche de la société Eiffage, signe que cette entreprise a dû œuvrer avec son matériel spécialisé à un certain moment de cette édification. Cela n’a rien à voir avec L’école Centrale mais pour moi il y avait un petit parfum !

 

Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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Mercredi 24 janvier 2007

Deborah : Où habites-tu Jeannot ? 

JEANNOT : J’habite la métropole lilloise. Et Lille (si je puis me permettre) est une ville moyenne pour laquelle j’ai beaucoup de tendresse. 

Deborah : Quel âge as-tu?  Jeannot : J’ai 42 ans,  bien sonnés ! 

Deborah : Depuis quand es-tu entrée dans la blogosphère? - Je ne sais pas ce que tu entends par entrer dans la blogosphère.  Toujours est-il que J’ai commencé à « bloger », en novembre 2005. Mais, j’ai arrêté pendant 4 mois, à cause de divers problèmes. 

 Deborah : Pourquoi as-tu ouvert un blog ?   - J’ai ouvert mon blog pour plusieurs raisons. Dont celles-ci: répondre à toutes les questions techniques que d’aucuns me posent, à longueur de temps. Ce faisant, je pensais avoir moins de questions venant d’eux. Tout compte fait, j’en ai n fois plus venant  notamment des Curieux.  A noter que j’avais, il y a peu, un site Web dont j’ai bazardé le contenu. Mais, dans les mois à venir  (tu as la primeur de l’info), je vais le remettre en selle sous un autre habillage. 

Deborah : Comment en as-tu eu l’idée ?  - L’informatique dite grand public est mon terrain de prédilection. Bien que je ne sache pas tout faire. Du fait que ça évolue à la vitesse V. Or, les journées n’ont que 24 heures. Je t’assure que c’est vrai. Je viens de les compter ! J’en viens à ta question : je ne supporte pas l’injustice. Ceux qui me connaissent le savent fort bien. L’idée, c’est aider l’autre sans rien attendre, en retour. Je le dis et je le fais.  Ma modestie légendaire en prend un coup. Tant pis ! 

Deborah : Depuis quand es tu inscrit sur over-blog.com? - Depuis novembre 2005 pour la version gratis. Et depuis novembre 2006, pour la version payante. 

Deborah : Quel est ton blog rank ? 

-   Ca fluctue à longueur de temps.  J’ai essayé de comprendre, sans succès. Il tourne entre 78 et 87. Guère plus. Va donc savoir pourquoi ! Depuis ce matin, il est indisponible, soit dit en passant ! 

Deborah : Sais tu à quoi correspond : « visites externes » ? - Non, c’est une info stratégique, me semble-t-il. J’ai tout lu là-dessus. Tu penses bien. Mais, j’ai jugé bon de ne plus m’y intéresser.  Car, ça n’est pas aussi évident que c’en a l’air. Personne à l’heure qu’il est n’a pu me répondre, en termes clairs et simples. Or, j’ai une sainte horreur de jargon. 

Deborah : Sais tu à quoi correspond : « visites en provenance de la plateforme » ? - Je te ferai une réponse identique qu’à la question précédente.

Deborah : Sais tu comment on peut identifier les visiteurs qui ne laissent pas de message ? - Oui, bien évidemment. Mais, je m’en préoccupe plus pour des raisons que j’ai décrites, à l’instant. 

Deborah : Combien de visiteurs reçois-tu tous les jours ? - Entre 185 et 222  par jour.   

Deborah : Comment suscites-tu l’intérêt des lecteurs ? - Je recours à l’humour. Car, mine de rien, je traite des sujets réputés rebutants. 

Deborah : Quelles sont les satisfactions que tu retires de ce blog? - Quand j’arrive à charpenter en moins d’une page un billet. Sans lourdeur. Sans tournure maladroite. Et surtout sans jargon. Je commence à recevoir une pile de courriels de remerciement. Cela me remplit de felicité.  

 

Deborah : Penses-tu être accroc?! - Non, j’utilise mon ordi pour tout. Je lui fais faire tout ou presque. Oh, mama mia, le jour où il sera doté de la parole, j’en entendrai des choses. 

Deborah : Penses-tu que certains le soient? -  Il n’y a pas l’ombre d’un doute. Regarde autour de toi. Les exemples sont légion. 

 

Deborah : Comment choisis-tu le thème de tes articles? - En fonction du message que je vais faire passer. Et de ma forme du moment. Je n’ai pas de règles précises. Du moins, pas encore. 

Deborah : De quoi aimes-tu parler sur ton blog? - De toutes les rubriques que j’ai mises. 

 

Deborah : As-tu déjà rencontré des bloggeurs? - Des Lillois, oui. Sans plus. Je ne cherche rien. 

Deborah : As-tu été surpris par ces rencontres? - Non. Pourquoi ? (je me permets de prolonger la question que tu m’aurais sans doute posée si tu m’avais en face de toi)  Parce que j’ai déjà roulé ma bosse. Dans la mesure où quand j’étais plus jeune, j’avais la bougeotte. 

Deborah : Combien d’heures par jour consacres tu à ton blog et à la visite de blogs amis? - Impossible à quantifier.  Mais, à vue de nez, je dirai 2 heurs en moyenne. 

Deborah : As-tu déjà été déçu par certains commentaires ? - Un seule fois,  une Curieuse a laissé un juron…. Mais elle s’était excusée après. 

 

Deborah : As-tu déjà visité un blog qui t’a bouleversé ? - Plutôt choqué. Un blog dont le contenu confine au racisme. Il est tenu par une femme.  Je l’ai visité une fois en suivant un lien. Je n’en dirai pas plus. Je ne veux pas lui faire de la pub. Deborah : Si tu devais recommander deux blogs? - Ce sont 2 blogs à contenu technique : Celui d’Anna que j’ai découvert, il y a peu, et un autre tenu par un Informaticien féru de Linux. 

Deborah : Quels sont les blogs qui te laissent indifférent ? -Tous ceux dont le contenu est vulgaire.  Et il y en a une tripotée. 

Deborah : Depuis ton entrée dans la blogosphère, y a-t-il eu des changements dans ta vie ? Si oui, lesquels ? - Non, pas le moins du monde. Mais, sait-on jamais ! 

 

Deborah : Des bloggeurs t-ont-ils aidé ? Si oui, dans quelles situations ? - Oui, un truc des dingues que je tiens à signaler. Pendant 3 mois, je me rappelle  (de novembre 2005 à janvier 2006), mon blog qui avait un autre nom, ne recevait aucun com. Je ne comprenais pas.  Moi qui suis dans le domaine.   Puis un jour, j’ai laissé ma fierté dans ma poche. J’ai été voir un jeune bloggueur Lillois. A qui j’ai posé mon problème. Il m’a d’abord bien chambré, puis m’a dit : Commence par laisser des com sur des blogs et tu verras…  Deborah, je suis allé sur 3 blogs, j’ai à peine mis un com en faisant attention à ne pas faire des fautes d’orthographe, qu’en revenant sur le mien, j’en avais 2, etc.  Dommage que le contenu ne joue pas tant que cela. Mais qu’importe. J’ai réussi à fidéliser entre 150 à 200 Curieux par jour. C’est amplement suffisant. Je ne compte pas ceux qui viennent pour dire : Salut à et bises !   

Deborah : As-tu été gêné par certaines de mes questions? JEANNOT : Pas le moins du monde. 

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Dimanche 21 janvier 2007
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Samedi 20 janvier 2007
Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
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Samedi 13 janvier 2007
Vous avez lu l'interview de Mougi... Il vous a intrigué... Venez donc voir sa photo... pas du tout montée!!! ;o) (voir article du 10.01.07: Jeux de rôle: interview de Mougi)
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Samedi 13 janvier 2007

Deborah : Où habites-tu Marie ?

J’habite à Montpellier, dans une cité HLM mais au soleil !

Deborah : Est-il indiscret de te demander ton âge ?

Je ne l’indiquerai pas et je vais t’expliquer pourquoi. Ce n’est pas parce que j’en ai honte. C’est parce que je combats la discrimination par l’âge (dont j’ai souffert moi-même). A 38 ans, quand je me suis retrouvée sur le « marché de l’emploi », j’étais déjà trop vieille. Les employeurs préféraient engager de jeunes secrétaires de 18-20 ans parce qu’ils avaient moins de taxes à payer. C’est aux Etats-Unis que j’ai vraiment pris conscience de la discrimination par l’âge en France, parce que là-bas, du moins dans les milieux que j’ai fréquentés, la discrimination par l’âge n’existait pas.

Les gens d’un certain âge (notion très variable) ont parfois honte de leur âge. Ce me fait penser à des amies à moi qui sont sur Meetic. Elles mentent sur leur âge, elles ne l’assument pas parce qu’elles savent que si elles disent la vérité, elles ne trouveront pas l’homme de leur vie. Je trouve ça triste. C’est à cause de la discrimination par l’âge !!!! Nom d’une pipe. Le corps est une enveloppe. Dans la tête on ne change pas (à moins de le vouloir) !

Deborah : Depuis quand es-tu entrée dans la blogosphère?

J’ai ouvert mon blog en juin 2005, si mes souvenirs sont bons

Deborah : Pourquoi as-tu ouvert un blog ?

Je pense qu’au début, je l’ai fait simplement parce que je trouvais ça amusant, et parce que ça m’obligeait à écrire (j’écris dans un atelier d’écriture). Je ne savais pas du tout à quoi cela allait conduire. Je l’ai continué pour « communiquer » avec les gens (je suis souvent seule chez moi).

Deborah : Comment en as-tu eu l’idée ? Mes deux fils informaticiens en parlaient, et je leur ai demandé de m’en créer un.

Deborah : Depuis quand es tu inscrite sur over-blog.com?

Je ne suis pas sur over-blog. Je suis sur une plate-forme Dotclear (logiciel indépendant) .

Deborah : Quel est ton blog rank ? Je suis hébergée sur un serveur chez mon fils. Il me dit qu’il y a beaucoup de trafic sur mon blog mais je n’ai pas les statistiques. Je pourrais les avoir facilement mais mon fils est en plein dans ses examens pour le moment et est donc trop occupé pour m’expliquer comment faire. Franchement ça m’est égal. C’est une question que je ne me suis jamais posée. Il y a beaucoup beaucoup de blogueurs sur Dotclear, donc je dois être loin dans le classement :-)) J’envisage de passer sur Wordpress.

Deborah : Combien de visiteurs reçois-tu tous les jours ? Je ne sais pas du tout, comme je viens de te le dire.

Deborah : A ton avis, à quoi est dû ton succès ? Je ne sais pas si j’ai du succès :-)) . Je dirais plutôt que les posts qui marchent le mieux sont les posts « engagés » politiquement. Je ne suis plus du tout engagée dans un parti politique et à vrai dire je ne sais pas pour qui je vais voter en avril, ce qui m’attriste... Je crois qu’il y a des sujets qui intéressent plus que d’autres les gens. Par exemple, les problèmes liés aux changements dans la société française, tels que l’islamisation.

Deborah : Quelles sont les satisfactions que tu retires de ce blog? Ca me plait de communiquer avec les gens. C’est le seul intérêt. Mais je dois te dire que je n’exprime pas toutes mes pensées sur mon blog. J’ai des idées bien arrêtées sur ce qui se passe en France et je suis très pessimiste. Si je pouvais je serais plus radicale mais je ne veux pas susciter de débats trop vifs. Je pense que ça ne sert à rien.

Deborah : Penses-tu être accro?! Non ,je ne suis pas accro, et souvent quand j’écris je me dis que j’ai de plus importantes choses à faire. Mais j’aime quand même rester en contact avec certaines personnes. Mais parfois je suis comme Stella, je pense à tout arrêter !

Deborah : Penses-tu que certains le soient? Je ne sais pas, je ne suis pas dans leur peau :-) . Je pense qu’il y a des gens qui n’ont que ça dans la vie. C’est triste mais c’est quand même bien que ça existe pour eux.

 Deborah : Comment choisis-tu le thème de tes articles? Souvent, c’est une nouvelle entendue à la radio ou lue sur Internet qui me donne envie d’écrire un post. Mais je dois un peu réfréner mes pulsions. Sinon j’aurais l’air d’avoir toujours la rage.

 Deborah : De quoi aimes-tu parler sur ton blog?

J’ai plein de centres d’intérêt dans ma vie. J’aimerais ne parler que d’art. Mais les gens sont souvent rebutés par l’art et ne font que passer sur les blogs qui ne parlent que ça.

Un blog, même si on ne cherche pas à être parmi les mieux classés, ça sert à communiquer, donc il faut qu’il y ait une forme de feedback à ce que tu écris, c’est à dire des commentaires. Donc je parle un peu de tout pour le moment, pour avoir quand même quelques commentaires. Tu vois ce que je veux dire ? Mais si je pouvais ça serait art sous toutes ses formes et aussi politique (j’inclus dans « politique » des sujets comme les droits des femmes).

Deborah : As-tu déjà rencontré des bloggeurs?

Oui j’ai rencontré Stella, avec qui je suis devenue amie. Et puis ensuite j’ai rencontré Pierrot le Zygo et un groupe de Midiblogueurs (blogs du Midi Libre).

Deborah : As-tu été surprise par ces rencontres? Pourquoi « surprise » ? J’ai été vraiment ravie de rencontrer Stella qui est une personne vraiment chaleureuse et pleine d’humour. Et j’ai bien aimé les midiblogueurs. Je les ai tous trouvés vraiment sympas.

Deborah : Combien d’heures par jour consacres tu à ton blog et à la visite de blogs amis? Ca varie vraiment. En ce moment ça ne doit pas dépasser une heure, une heure et demie, par jour.

Deborah : As-tu déjà été déçue par certains commentaires ? Ah que oui ! Il y a des gens un peu zarbis dans la blogosphère. Tu as fait ami ami avec quelqu’un et puis d’un coup le type t’insulte et dis plein de mal de toi sur son blog, sans aucune raison valable. Le mieux est de ne pas s’en préoccuper mais ça surprend sur le moment. Et puis il y a les gens qui viennent poster des coms sur de posts qui n’ont rien à voir avec le sujet de leur com. L’autre jour, sur un post auquel je tenais vraiment, celui sur Wesley Autrey, une femme musulmane est venue critiquer ce que j’avais dit quelque part sur le statut des femmes en Islam (je referai d’autres posts là-dessus !). Ca n’avait rien à voir avec Autrey, à qui je souhaitais rendre hommage, donc j’ai caché les coms et j’ai dit à cette dame que je posterai ses coms quand j’aborderai à nouveau ce sujet, ce qui va se faire bientôt, très bientôt ! Moi, la censure qui s’installe en ce moment en France me gonfle ! (je dis ça pour que tu ne penses pas que j’ai censuré la dame dont je parle ci-dessus)

Deborah : As-tu déjà visité un blog qui t’a bouleversée ? Oui, le journal de Marine m’a vraiment bouleversée : http://journaldemarine.over-blog.com/ Et aussi des blogs écrits par des gens de pays où sévit la guerre.

 Deborah : Si tu devais recommander deux blogs?

 Je ne peux pas répondre à cette question. J’ai trop de copains blogueurs que j’aime bien. J’aimerais avoir le temps d’aller plus longuement sur certains blogs littéraires ou politiques.

Deborah : Quels sont les blogs qui te laissent indifférente ? Les blogs qui  ne m’intéressent pas, je n’y vais pas. Mais parfois je tombe dessus en faisant une recherche. Je n’aime pas beaucoup les blogs de Skyblog. Les blogs où de petites nanas parlent de leur vie quotidienne ou les blogs sur la cuisine ou le tricot, c’est pas mon truc, mais je respecte.

 Deborah : Depuis ton entrée dans la blogosphère, y a-t-il eu des changements  dans ta vie ? Si oui, lesquels ? 

Non non, pas du tout. Ca n’a rien changé du tout.

Deborah : Des bloggeurs t-ont-ils aidée ? Si oui, dans quelles situations ?

Ben là, je ne comprends pas bien. Stella m’a bien aidée psychologiquement quand j’ai été malade il y a quelques semaines. Elle est venue chez moi, elle sait donc comment je vis.

Deborah : As-tu été gênée par certaines de mes questions?

Oui, comme tu peux le voir par la question sur l’âge ou celle sur le choix de deux blogs. Celle sur l’âge ne m’a pas vraiment gênée personnellement. Mais je pense que l’on devrait gommer l’âge. On ne devrait avoir à l’indiquer nulle part. J’ai été très choquée récemment par les réactions de certains « jeunes » qui se plaignaient du fait qu’on allait demander aux personnes de continuer à travailler après 60 ans. Mince alors, si ces gens sont en forme, ont de petites retraites, et on du courage, pourquoi ne les laisserait-on pas travailler. Je pense un peu à moi en disant ça parce que je vais avoir une toute petite retraite. Mais je pense aussi à d’autres personnes qui ont envie d’être encore utiles. Je vais te raconter une histoire qui m’a frappée peu de temps après mon arrivée aux US. Un ami de mon âge m’a raconté que sa mère âgée de 77 ans avait décidé de retravailler. Elle ne manquait de rien, elle avait une retraite correcte et une jolie maison. Eh bien, elle est allée se présenter au supermarché du coin. On l’a embauchée comme hôtesse d’accueil. En France, il faut avoir 20 ans pour faire ça et il faut être attrayante ! Aux US (encore) on n’est pas obligé d’indiquer son âge ni d’ajouter sa photo à son CV.

Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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Mercredi 10 janvier 2007

Mougi est un jeune homme qui approche de la trentaine. Imaginatif, créatif, c’est un excellent dessinateur, un photographe à ses heures, un graphiste doué. Chez lui sont exposées d’impressionnantes collections de livres, de BD, de figurines multiples… Dans son appartement du le sud de la France, il a su créer une bulle rassurante: féérique, colorée, exotique…

Mais ses fréquents voyages sur internet l’entrainent vers encore plus de fantastique !

Est-ce un moyen d’évasion ?  Nous allons lui poser la question !

Lorsque je lui demande s’il souhaite être interviewé, il me répond : « Encore ?! » puis rigole.

Rigolons ensemble !


Deborah : Qu’est-ce qu’un jeu de rôle ? 

Deborah : Qu’est-ce qu’un jeu de rôle ? 

 

Mougi : ben c’est… un jeu de rôle, y’a plusieurs façons de voir ça…la façon dont moi je vois ça, c’est avant tout une occasion de passer un bon moment entre amis, de s’évader un petit peu en vivant une aventure, en jouant un rôle qui n’est pas forcément le tien dans la vie.

Deborah : Quel est ton pseudo?

Mougi : alors j’en ai plusieurs…y’a Shunfx. Alors « Shun » parce ce que ça veut dire « poussière d’étoile » en japonais, c’est le nom d’un personnage de dessin animé que j’apprécie parce qu’il était très puissant mais très gentil, donc il n’aimait pas la violence, même s’il était capable d’en user et « FX » parce que c’est les effets spéciaux, et comme je voulais travailler là dedans…j’ai fait « shunfx ». Sinon, y’a un autre pseudo : « Rudlee »… c’est des copains qui m’appelaient comme ça…au collège et au lycée parce que je faisais des arts martiaux, voilà.

 

 

 

 

 

Deborah : Quel est ton jeu favori?

 

 

 

 

Mougi : euh… je sais pas… m’observer!! Non… mon jeu favori en ce moment c’est un MMORPG (massively multiplier online all playing game): c’est un jeu de rôle massivement  multi joueurs ; c’est un jeu sur ordinateur qui s’appelle « World War Carft », c’est un jeu de rôle justement sur ordinateur, très sympathique.

 

 

 

 

Deborah : Combien de temps y passes-tu en moyenne par jour?

 

 

 

 

Mougi : Ben ça dépend, y’a des moments, je peux passer 4 heures par jour, et des fois j’y joue pas du tout, mais disons que… parce qu’en ce moment ça fait 2 ans que j’y joue, j’ai perdu un peu d’intérêt, mais là dès le 16 janvier, l’intérêt va être renouvelé, parce qu’il y’a une extension qui sort pour ce jeu, j’pense y passer au moins 2 heures par jour.

 

 

 

 

Deborah : Quelle est l’histoire de ton personnage?

 

 

 

 

Mougi : Alors mon personnage, pour le moment il s’appelle Karbis, c’est une femme, c’est une magicienne, elle a toujours été là, c’est la déesse de la destruction. Et contrairement à ce qu’on pense, elle est pas mauvaise, elle est juste là pour rétablir l’équilibre entre les forces du bien, et les forces du mal.

 

 

 

 

Deborah: Quel est le temps maximum que tu as déjà passé à jouer à un jeu de rôle ?

 

 

 

 

Mougi : j’en ai pas souvenance, mais bon, c’est vrai que plus jeune j’ai pu passer une journée complète à jouer à ça. J’ai eu aussi un excellent souvenir, c’était sur un jeu de rôle papier (c'est-à-dire pas devant l’ordinateur mais avec des amis), on avait passé une nuit complète, c’est un jeu qui s’appelait « Heavy metal », on s’était vraiment, vraiment bien amusés.

 

 

 

 

Deborah: Pourquoi t’es tu arrêté?

 

 

 

 

Mougi : Ben parce que j’étais fatigué!! (rires)

 

 

 

 

Deborah: Lorsque tu joues, te sens tu déconnecté de la réalité?

 

 

 

 

Mougi : pas du tout.

 

 

 

 

Deborah: Les jeux de rôle sur internet sont-ils un moyen d’évasion ?

 

 

 

 

Mougi : ben, c’est une question bateau… j’dirais surtout que c’est un moyen de s’amuser…euh… après l’évasion, pourquoi pas dans la mesure où on n’est pas préoccupé par ses soucis en jouant ! Mais c’est surtout un moyen de s’amuser, pas d’évasion.

 

 

 

 

Deborah: Qu’est-ce que ton personnage a que toi tu n’as pas ?

 

 

 

 

Mougi : ben vu que c’est une femme, j’dirais, une foufoune !

 

 

 

 

Deborah : Quelle est la qualité que tu voudrais emprunter à ton personnage?

 

 

 

 

Mougi : ben, pouvoir me toucher les seins quand je veux!

 

 

 

 

Deborah: Qu’est-ce que tu envies à ton personnage?

 

 

 

 

Mougi : J’dois répondre différemment des 2 précédentes questions? Euh… ça note le c’est rigolo !! Non, moi j’dirais que, avoir un personnage qui est capable d’avoir de vrais pouvoirs magiques, ça peut s’avérer utile !

 

 

 

 

Deborah: Eprouves tu de vives sensations pendant que tu joues?

 

 

 

 

Mougi : de vives sensations, non, mais c’est vrai que la première fois que tu réussis… il faut savoir que dans ce jeu, je suis le chef d’une guilde qui comptait 200 joueurs, donc en gros j’étais le chef d’une petite armée ; aujourd’hui j’ai réduit cette armée pour des raisons diverses, mais on est quand même une cinquantaine, et dans ce jeu là y’a des monstres qu’on ne peut pas tuer tout seul, et qu’il faut être au moins 40 pour pouvoir tuer, et malgré le fait qu’on soit 40 c’est extrêmement difficile et on peut passer des fois un mois à tenter de tuer ce monstre en bossant  tous les jours. Mais la première fois qu’on réussi à le tuer, c’est vraiment agréable, on a l’impression d’avoir accompli quelque chose avec ses amis, d’autant plus qu’on communique par la voix avec ce jeu, c’est pas juste par écrit alors…c’est pas une euphorie, mais c’est vraiment très sympa !

 

 

 

 

Deborah: Peux-tu comprendre que certains soient dépendants de ce genre de jeux?

 

 

 

 

Mougi : Ben oui, j’ai même le cas d’un ami à qui s’est arrivé, quelqu’un qui est très ordinaire dans sa vie et qui peut complexer un p’tit peu, et qui peut dans le jeu se donner un rôle important, oui, on peut devenir dépendant mais pas dans le sens où les gens se prennent pour leur personnage, mais ils peuvent atteindre un rôle social dans le jeu qu’ils n’auraient pas dans la vie, c’est un microcosme, y’a même des économistes qui travaillent sur ces jeux là, y’a une économie, y’a de l’échange, y’a une hiérarchie etc et donc y’a des gens qui sont très ordinaires dans la vie, qui peuvent devenir très importants dans ce jeu là. J’prends l’exemple d’un ami, qui était un peu gros, un peu complexé et qui est devenu chef de guerre du jeu. Je me suis engueulé avec lui une fois, parce qu’il déconnectait ! Il préférait ses amis dans le jeu que ses amis en vrai ! Je lui ai expliqué que si y’a une coupure de courant et que le jeu s’arrête, c’est pas ses amis dans le jeu qui vont l’aider en cas de problème. Bon voilà, ça peut arriver. Mais c’est pas une question de s’identifier au personnage, j’dirais que c’est plus une question d’ascension sociale. Quoi qu’il existe un phénomène qu’on appelle les « NO life », ce sont des gens qui n’ont pas de vie sociale et qui ne jouent qu’à ce genre de jeux, qui sont au  chômage, qui touchent le RMI et qui ne jouent qu’à ça toute la journée ! Qui bougent pas de leur bureau, qui mangent à leur bureau, etc, etc…

 

 

 

 

Deborah: Peut-on dire que tu as une vie réelle, et une vie virtuelle?

 

 

 

 

Mougi : euh, non, j’ai une vie réelle avant tout, mais étant donné qu’y’a des rapports sociaux dans ce jeu, qu’y’a des amis avec qui je joue, ben j’ai parfois des « obligations » dans ce jeu ! par ce que par exemple si on doit faire ce qu’on appelle une sortie pour aller dans un donjon et qu’on est 20 joueurs, et que c’est moi qui dois diriger les troupes dans le donjon, j’ai une  obligation morale de venir, donc, non, j’ai pas une vie virtuelle et une vie réelle, mais le jeu intervient parfois dans ma vie réelle parce que ça me crée un obligation, pas parce que le jeu est plus important mais par rapport à mes amis du jeu qui comptent sur moi, je ne peux pas décemment les laisser tomber.

 

 

 

 

Deborah: dans le jeu y a t-il un personnage que tu détestes? Pourquoi ?

 

 

 

 

Mougi : euh, non, non, pas du tout, alors dans ce jeu là, y’a une guerre qui existe entre les « gentils et les méchants », l’alliance et la horde, moi je fais partie de l’alliance, j’ai pas de haine… ça reste un jeu, mais c’est vrai que parfois lorsque tu es tranquille en train  d’accomplir ta  quête, et qu’un membre de la faction adverse veut te tuer en traitre, ça a le don de m’énerver, surtout quand le type attend que tu ressuscites et que le type te tue et te retue en boucles ! Quand tu ressuscites tu es affaibli, et y’a des gens comme ça qui peuvent s’amuser à te tuer, 7,9, 10 fois ! Et tu peux rien faire d’autre qu’être assassiné, tu peux perdre, une heure, 2 h, et là j’ai envie de meurtre quoi ! J’aimerais être en face d’eux pour leur montrer qu’ils me tueraient si facilement pas en vrai !

 

 

 

 

Deborah: Qu’ajouterais tu à ce jeu de rôle pour encore plus de sensations ?

 

 

 

 

Mougi : euh… d’un point de vue purement technique j’trouve que le moteur graphique est assez obsolète, le jeu est sorti y’a deux ans, bon moi j’étais graphiste donc je m’y connais, le moteur graphique était déjà obsolète, bien que le design soit très joli… attention, il faut faire la distinction entre le moteur graphique qui est la technologie et le style graphique utilisé qui lui est excellent ! Si je pouvais j’aimerais que ce moteur graphique soit amélioré,  et puis… j’apprécierais aussi un casque de réalité virtuelle pour apprécier encore plus l’immersion.

 

 

 

 

Deborah: Penses-tu être schizophrène?

 

 

 

 

Mougi : non, par contre si je peux me permettre un commentaire, il faudrait que tu mettes dans ton interview, je trouve dommage que la plupart des  interviewers ont déjà un appriori et donc posent des questions sur un appriori qu’ils ont déjà sur quelque chose.

 

 

 

 

(silence) Toutes les questions que tu poses c’est souvent « ah oui, mais y’a pas la distinction entre ci, entre ça», c’est très … quelqu’un qui  préciserait pas beaucoup ses réponses, ça influence beaucoup déjà le contenu de ses réponses de part les questions et je trouve ça dommage.

Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
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Mardi 9 janvier 2007

Yvonne… énigmatique Yvonne que je connais pourtant depuis plus de 20ans !... Elève brillante, elle rejoignit l’école de Sciences-po Lyon en 1990. La veille d’un de ses examens, tandis que je séjournais chez elle et sa sœur, nous passions une agréable soirée à discuter et rigoler… Ses cours étaient négligemment posés sur ses genoux… « Tu ne crois pas que tu devrais aller étudier Yvonne » lui demandé-je, inquiète. « Non, c’est bon, je sais à peu près sur quoi va porter l’exam ». Et la soirée se poursuivit…

Elle réussit ses examens avec brio, affranchie d’un stress inutile !

Lorsque je lui demande si elle accepterait d’être interviewée, elle me répond oui, sans me questionner.


Deborah : Yvonne, tu as rejoint Sciences-po en 1990. En quelle année en es-tu sortie?

Deborah : Yvonne, tu as rejoint Sciences-po en 1990. En quelle année en es-tu sortie?

 

Deborah : Yvonne, tu as rejoint Sciences-po en 1990. En quelle année en es-tu sortie? Yvonne : 93

Deborah : C’est quoi Sciences-po ?

Yvonne : (silence) C’est une école pour apprendre à apprendre.

Deborah : Comment as-tu vécu ces 3 années dans cette école?

Yvonne : cool ! (rires)

Deborah : Quelles étaient tes matières favorites ?

Yvonne : mmm…peut-être tout ce qui avait attrait à la philosophie.

Deborah : Celles que tu aimais le moins ? Yvonne : Finance !

Deborah : Pourquoi avoir choisi cette prestigieuse école ?

Yvonne : mmm… à l’origine c’était pour travailler dans les relations internationales… et puis… euh en cours de route j’me suis dit euh, … en fait, en cours de route, j’ai un peu abandonné mes idéaux, et je me suis tournée plutôt vers le privé plutôt que de travailler pour des instances publiques…du coup j’ai changé d’orientation.

Deborah : Qu’est-ce que cette école t’a-t-elle apporté ?

Yvonne : (silence) ben, la capacité d’apprendre et à s’adapter !

Deborah : As-tu été marquée par l’un de tes profs ? Pourquoi ?

Yvonne : Oui, le prof d’histoire : Bruno Benoit, passionné par la révolution, et j’crois qu’il a un peu communiqué sa passion à tout le monde…

Deborah : Y avait-il des fraternités à Sciences-po ?

Yvonne : je pense oui. J’ai rencontré des gens dont je me sentais proche, mais on ne peut pas dire que je participais activement à la vie sociale de sciences-po.

Deborah : T-ont-elles aidée à la fin de tes études ?

Yvonne : Moi ça m’a rien apporté parce que j’y ai pas du tout participé, mais à chaque fois que j’ai rencontré quelqu’un de sc-Po… y’a eu un phénomène de complicité lié au fait que tu as fait les mêmes études.

Deborah : Qu’as-tu fait après sciences-po ?

Yvonne : J’ai fait un DECS de comptabilité et de fiances, et puis voilà.

Deborah : et aujourd’hui quelle est ta profession ? Yvonne : je suis commerciale pour un prestataire de services en informations boursières… euh financières !

Deborah : Certains se disent que tu es une privilégiée, pensent que tes parents t’ont beaucoup aidée dans tes études et qu’ils sortaient assurément d’une grande école. Qu’as-tu à leur répondre ?

Yvonne : euh.. Je suis sûrement une privilégiée parce que j’ai eu la chance da faire des études et une prépa on va dire… qui m’a amenée à faire les études que j’ai fait. En revanche, c’est pas un héritage culturel ni familial.

Deborah : Penses-tu avoir été une enfant gâtée dont le destin était forcément de suivre de hautes études ? Yvonne : (silence) euh, non, je pense pas !

Deborah : et ta sœur, a-t-elle suivi le même chemin ? Yvonne : à peu près oui.

Deborah : A ton avis quelles sont les 3 qualités essentielles que doit avoir un élève de Sciences-po pour réussir dans cette école ?

Yvonne : (silence) j’pense, un bon relationnel, de l’ouverture d’esprit, et la capacité à apprendre. Beaucoup en peu de temps.

Deborah : Et toi, pourquoi as-tu réussi ?

Yvonne : (silence) moi on ne peut pas dire que j’ai été une élève modèle de Sc-PO, parce que je pense que … je n’étais pas assez ouverte, et je n’avais pas un assez bon relationnel. Mais bon j’ai quand même réussi parce que… pendant la prépa j’avais quand même acquis les méthodes de travail qui m’ont permis de réussir quoi !

Deborah : Finalement, qu’est-ce qu’on apprend à Sciences-po ?

Yvonne : ben on apprend qu’on sait pas grand-chose ! Et qu’il faut continuer à apprendre, quoi !

Deborah : Ne penses-tu pas qu’on formate les élèves ?

Yvonne : Y’a un certain formatage dans les méthodes, c'est-à-dire, bon, comment faire un plan en 2 parties, euh, un certain format, effectivement, mais j’pense que… il faut s’en libérer, s’en détacher, de part le contenu et les idées que tu peux y apporter.

Deborah : Pour toi, quelles sont les 3 plus grandes écoles de France ?

Yvonne : (silence) ENA, HEC, polytechnique.

Deborah : Comment Sc. Po se distingue t-elle des autres grandes écoles?

Yvonne : (silence) Ben déjà sc-po mène à l’ENA, donc…mais par exemple par rapport aux écoles de commerce, on va dire euh…elle est plus axée sur les qualités de l’honnête homme aujourd’hui que : orientation professionnelle. Donc ça t’apporte des choses, mais différentes par rapport au pragmatisme des écoles de commerce.

Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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Mardi 9 janvier 2007

Si vous souhaitez vous exprimer sur un sujet précis, si vous désirez proposer une personne pour une interview à l’instar de Léviathan qui nous propose Marie, n’hésitez pas à me contacter !

Deborah

Par Deborah66 - Publié dans : INTERVIEW - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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